Conseil d’arrondissement « L’humanisme lyonnais, un principe d’action »

La politique générale du gouvernement n’a pour effet que de renforcer les inégalités sociales tout en détruisant les instrumentsdu commun.

Ainsi, l’état se réduit à peau de chagrin. Partout. Au moment où toutes les collectivités votent le budget. Toutes les mesures envisagées se feront au détriment des gens : nous savons d’ores et déjà que les dotations aux collectivités locales vont baisser. Pour cela, un grand merci à notre gouvernement actuel qui se sert de l’État pour détruire l’État.

Le Pacte de Cahors contraint la libre administration des collectivités locales et porte atteinte à la Clause de compétence générale des collectivités territoriales. Le retrait de 10 milliards d’euros aux collectivités locales, au plus près des habitants était une promesse de campagne du Président de la République. On a donc enlevé le gras, la viande, on s’attaque désormais à l’os. Il a fallu la mobilisation de grandes associations d’élus pour que la première ministre revienne sur ces mesures. Jusqu’à quand ?

Dans le domaine de la santé, on assiste également à l’effondrement de l’hôpital et il s’installe une pénurie de médicaments alors que sévit actuellement une épidémie de bronchiolite et de grippe. Notre arrondissement connaît un problème important de santé dentaire. Des infirmières scolaires du 8e mènent des initiatives locales que notre groupe souhaiterait saluer.

Les lignes bougent, mais pas dans le sens du commun. En tant qu’élus locaux, notre boussole politique doit être celle des valeurs et des convictions, telle que la fraternité. Nous en avons une conception singulière, ici, dans cette ville. L’humanisme lyonnais est un principe d’action. Alors quand un ancien maire de Lyon, figure locale et nationale, reprend les mêmes arguments que l’extrême-droite quand on parle d’accueillir une centaine d’exilés, j’ai honte. Cette même extrême-droite qui trouble violemment des manifestations contre les violences faites aux femmes, comme durant le week-end dernier. Honte pour ma ville, son histoire et sa tradition humanistes d’où sont issues de grandes avancées.
Comment peut-on faire République quand on sépare les gens ?