Conseil d’arrondissement : Charte de coopération culturelle

Au lendemain de la fête de la musique, présente dans la ville de Lyon sous diverses formes, ce fond d’intervention culturel (FIC) découpé en quatre délibérations, est essentiel, en particulier dans cette période de crise politique majeure où la Culture était la grande absente des débats démocratiques durant les élections présidentielles et législatives qui viennent de se dérouler.

Nous nous félicitons du soutien aux divers lieux de création-diffusion qui permettent aux équipes artistiques d’exister grâce à des subventions de fonctionnement et de nous présenter régulièrement de nouvelles œuvres, ainsi que le Renforcement des Scènes Découvertes qui permettent au public de découvrir sur des scènes existantes de nouveaux artistes, qui peuvent enfin se produire une fois le long processus de création terminé.

Le soutien aux lieux de proximité est lui aussi nécessaire, car il offre à nos concitoyens la possibilité de se retrouver dans des lieux conviviaux, et d’échanger autour d’une œuvre, voire de rencontrer les artistes en cours et en fin de performance lors d’un échange proposé par les structures.

Le maintien d’aides à des équipes artistiques indépendantes dont des premières aides « Coup de pouce» est plus qu’indispensables, surtout après les années blanches générées par la période Covid.

Nous sommes donc fiers de la politique culturelle menée par Nathalie Perrin-Gilbert à Lyon, dans un contexte difficile. La métropole et la ville de Lyon font en effet face aux attaques de la droite de Wauquiez. Nous n’oublierons pas les diverses baisses de subventions assénées par le Président du conseil régional pour 2 millions et demi d’euros, dont la menace de fermeture du Musée Urbain Tony Garnier.

La culture, c’est la possibilité de créer, de transmettre grâce aux services publics de l’éducation et de la culture (les crèches, les écoles, les bibliothèques, les MJC, etc.), de diffuser une œuvre sous multiples aspects, et de participer à sa mémoire afin qu’elle s’inscrive dans le patrimoine commun, en touchant à tout âge de la vie. J’ai en exemple les emblématiques Murs peints dans le quartier des États-Unis de notre arrondissement.

Ouvrir à la culture c’est amener la diversification, et cela constitue un vecteur émancipateur capital. C’est créer du commun, autour d’une même œuvre, et rassembler l’humain.