Conseil d’arrondissement : solidarité envers les migrants

Soyons à la hauteur de nos valeurs ! Mettons fin à la non dignité dans laquelle sont confinés les jeunes en situation d’exil !

Malika HADDAD-GROSJEAN rappelle qu’aucune femme, aucun homme, ne choisit l’exil. Il est toujours subi, forcé par des régimes politiques, qui contraignent à l’arrachement et au déracinement.

Pour faire de Lyon une ville accueillante et solidaire pour les personnes en situation d’exil, la Ville a adopté une politique d’hospitalité.

Pour autant, la réussite de cette politique nécessite de travailler de concert avec la Métropole et l’État. Or, Malika HADDAD-GROSJEAN s’inquiète : faible engagement de l’État, sortie de plus en plus de jeunes de Forum Réfugiés (chargé de l’évaluation de leur minorité) sans solution de mise à l’abri…

Elle exhorte les collectivités, notamment la Métropole, à mettre fin à la non dignité dans laquelle sont confinés les jeunes en situation d’exil. Il faut être à la hauteur de nos valeurs !

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Notre avis est sollicité pour attribuer des subventions de fonctionnement d’un montant de 51 250 € à plusieurs associations qui agissent en faveur de la solidarité envers les migrants dont notamment Act for Ref, que nous allons accueillir le 9 juillet dans le cadre de leurs rencontres sur les migrations des mineurs « De tout cœur avec l’Europe ».

Mes chers collègues, aucun homme, aucune femme ne choisit l’exil. L’exil est toujours subi, forcé par des Régimes politiques iniques, violents, qui contraignent à l’arrachement et au déracinement.
Si les langues ou les traditions peuvent nous différencier, encore que, nous  avons en commun l’essentiel, notre commune humanité.
Je sais que nous partageons cette conviction que le migrant n’est pas un danger, il est source de diversité et de richesse.

Ainsi, notre majorité a adopté une politique d’hospitalité pour faire de Lyon une ville accueillante et solidaire pour les personnes en situation d’exil ; un engagement qui s’est traduit dès décembre 2020, par l’adhésion à l’Association nationale des villes et territoires accueillants (ANVITA).
La réussite de cette politique nécessite de travailler de concert avec la Métropole et l’État. Or, j’ai des doutes quant à l’engagement de l’État, et le doute confine à l’inquiétude, inquiétude que je voudrais partager avec vous.
Nous avons vu l’inertie, l’absence de volonté de l’État d’ouvrir un nouveau lieu d’hébergement pour les mineurs en exil.

Mon inquiétude grandit à mesure que des jeunes sortent de plus en plus nombreux de Forum Réfugiés en charge de l’évaluation de leur minorité, sans solution de mise à l’abri.
Des jeunes qui seront voués à l’errance et exposés au lot de risques, pour leur intégrité physique et mentale qui compromettront toute possibilité de leur intégration dans notre société. Possibilité qui me parait aussi de plus en plus compromise tant le seul lieu de mise à l’abri de ces jeunes, ouvert dans notre arrondissement par des collectifs d’habitants, je parle du Squat chez Gemma, place Chardonnet, est rendu inutilisable suite à l’incendie qui s’est déclenché dans les parties communes dans la nuit du 11 juin.

Je ne voudrais pas conclure sur une note pessimiste car la politique est l’art de tous les possibles comme le disait un ancien président qui avait le sens de la formule. Un Possible qui affranchit de l’ombre de l’inquiétude que j’appelle de tous mes vœux auprès de nos collectivités, nos majorités et la Métropole est tout désignée et est dans son rôle pour nous mettre à la hauteur de nos engagements ; mettre fin à cette zone de non droit et de non dignité dans laquelle sont confinés les jeunes en situation d’exil. Soyons à la hauteur de nos valeurs !