Une ville redessinée avec les enfants, pour eux et à leur hauteur

Tristan DEBRAY profite d’une délibération sur l’apaisement des abords des écoles et des crèches lyonnaises pour dresser un bilan d’un an d’actions.

Depuis le début du mandat, 37 écoles et crèches, soit 6 677 enfants, ont déjà vu leurs abords apaisés et sécurisés. Les enjeux sont multiples : l’enjeu de la réappropriation de l’espace public par les enfants ; l’apaisement et la sécurité ; l’enjeu environnemental ; l’enjeu sanitaire ; l’enjeu de la convivialité.

Cette réappropriation de l’espace public passe notamment par l’art et la culture : 5 projets artistiques ont été menés devant 5 écoles, avec le Musée d’art contemporain.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans une dynamique de création d’une ville redessinée avec les enfants, à travers leur créativité. Il remercie d’ailleurs l’implication des élu·e·s d’arrondissement pour leur engagement au quotidien et sur le terrain.

Ces actions sont bien évidemment menées avec les enfants, à travers des concertations et des réunions publiques.

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La construction d’une ville redessinée avec les enfants, pour eux et à leur hauteur… Telle est déjà et telle sera notre action tout au long de notre mandat. Comme je l’ai évoqué lors du précédent Conseil municipal, la place des enfants dans la ville est limitée à un nombre très restreint d’espaces, tels que les aires de jeux ou encore quelques parcs. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter et de réaménager ces lieux, en concertation avec les enfants. Mais cela ne s’arrête pas là.


Aujourd’hui, la délibération porte sur les opérations d’apaisement aux abords des écoles et des crèches lyonnaises, et notamment la sécurisation des abords de ces établissements.
Les chiffres parlent d’eux-même : entre 2015 et 2019, à Lyon, 159 enfants ont été impliqués dans un accident dans les 100 mètres autour d’une école, d’une crèche ou d’une halte-garderie1. Rien qu’en 2019, il y en a eu 61, soit plus d’un enfant par semaine.
Il s’agit également à travers cette délibération de permettre aux enfants de se réapproprier ces espaces. C’est le sens de notre démarche de « rue des enfants ».


Notre objectif pour le mandat est de traiter toutes les écoles et crèches qui le nécessitent.
Les enjeux de cette démarche ambitieuse sont multiples, et, parmi eux, figurent:

– L’enjeu d’apaisement et de sécurité, avec la création de nouveaux espaces pour les enfants et leurs accompagnants, l’élargissement des trottoirs, ou encore plus de place pour les poussettes

– L’enjeu environnemental, avec la diminution de la circulation de véhicules thermiques, et donc des émissions de Gaz à effets de serre

– L’enjeu sanitaire, avec la diminution de la pollution de l’air autour de lieux accueillant des enfants

– Enfin, l’enjeu de la convivialité, qui n’est pas des moindres, car nous redessinons une ville à vivre !


L’approbation de la présente délibération va favoriser et amplifier l’aménagement de l’espace public dans ces rues. La végétalisation commencera bientôt, avec les premières plantations prévues pour le mois d’octobre.
Cela n’a sans doute échappé à personne, depuis un an, quasiment jour pour jour, nous avons mené à bien un nombre considérable de projets, dans les neuf arrondissements de Lyon. 38 écoles et crèches ont déjà vu leurs abords apaisés et sécurisés. Nous avons piétonnisé, c’est-à-dire fermé le tronçon de rue, devant 13 de ces établissements.
Désormais, 6677 enfants respirent mieux et se déplacent plus tranquillement devant et autour de leur établissement.
Les retours que nous recevons régulièrement des directions d’écoles, des parents d’élèves, et bien sûr des enfants, sont très positifs et encourageants.
Je travaille et concerte avec de nombreux acteurs : élus et agents de la Métropole, élus de l’exécutif municipal, agents de la Ville de Lyon, et bien sûr avec les élus d’arrondissement, très impliqués dans la mise en oeuvre et le suivi de chaque projet. Et ceci dans les 9 arrondissements, je tiens à le souligner.


A l’initiative des élus d’arrondissement, que je remercie pour leur engagement au quotidien et sur le terrain, nous avons multiplié les concertations et les réunions publiques, auprès de directions d’écoles, de riverains, de parents et d’acteurs de l’éducation.
Sans oublier bien sûr les enfants qui ont eux-mêmes participé à plusieurs concertations.
J’ai même eu la chance d’échanger avec des élu·e·s du Conseil des enfants du 1er arrondissement, et de constater le souhait, de la plupart, de voir renforcée leur autonomie en ville, par le développement notamment de pedibus !
Lors du dernier Conseil Municipal, je vous avais parlé de ludicité. Aujourd’hui, je souhaite vous dire quelques mots au sujet de la créativité.
La réappropriation de l’espace public par les enfants passe également par l’art et la culture. Nous venons de mener 5 superbes projets artistiques devant 5 écoles avec le Musée d’art contemporain, dont les compétences et la capacité de mobilisation nous ont été précieuses. Les enfants ont ainsi embelli l’environnement autour de leur lieu d’apprentissage, en participant à des réalisations artistiques dans la rue, sur le sol ou encore sur les grilles de leur école.
Ces projets artistiques ont eu une réelle dimension participative. Ils ont contribué à l’émancipation des enfants à travers l’expression artistique. Je ne pense pas que les dessins d’enfants soient « naïfs », comme j’ai pu l’entendre ce matin.
Je sais surtout à quel point ils sont, toujours, la représentation de quelque chose d’honnête et de sincère. Ce dont notre société a grandement besoin.


Le geste artistique comme emblème du ré-enchantement de la ville à hauteur d’enfant constitue un symbole fort et visible de la réappropriation de leur ville par les enfants. Je me suis déplacé ces derniers jours devant plusieurs écoles et j’ai ressenti à quel point ces interventions artistiques rayonnent positivement sur l’ambiance de tout un quartier. A quel point ils créent et renforcent des liens entre les habitants, et pas seulement les enfants.
3 autres projets artistiques pérennes sont déjà lancés et vont voir le jour l’an prochain, grâce au soutien de la Direction des Affaires Culturelles et à la collaboration avec Nathalie Perrin-Gilbert, Adjointe à la culture ici présente.


Pour terminer, je souhaiterais citer le célèbre lyonnais Antoine de Saint-Exupéry. Il a écrit que « toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent ».
Ce que je souhaite, c’est que nous nous souvenions tous, au moins au moment où je parle, que nous avons été des enfants. Je souhaite que nous soyons unanimes en votant favorablement cette délibération et en continuant à oeuvrer toutes et tous, indépendamment de nos couleurs et de notre sensibilité politiques, en faveur d’une Ville à hauteur d’enfant.


Cette délibération a reçu un avis favorable de la commission,
Je vous remercie pour votre attention,